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RD Congo : L’Université de Liège, l’UNIKIK et la FOPAKKM au chevet des ménages agricoles de Kikwit via l’élevage des lapins

Par Badylon Kawanda Bakiman

A Kikwit, ville économico-politique de la province du Kwilu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC),  trois grandes institutions, unies, sont à pied d’œuvre afin de faire développer l’élevage des lapins avec méthodes et solutions innovantes de production. Il s’agit de l’Université de Liège basée en Belgique et qui a envoyé deux professeurs, c’est-à-dire un spécialiste en production animale et un vétérinaire ; de l’Université de Kikwit (UNIKIK) et de la Faitière des organisations paysannes du Kwilu, Kwango et  Maï-Ndombe (FOPAKKM), une plate-forme de plus de 100 structures paysannes.

«En effet, les trois institutions ont signé une convention de collaboration pour mettre en œuvre un projet appelé ‘’Projet SICUP-K’’ au profit des ménages agricoles de Kikwit. Ce projet a reçu le financement de Wallonie Bruxelles Internationale. C’est aussi le rôle  des universités de rendre service à la communauté», a expliqué Christian Kuyana, secrétaire exécutif de la FOPAKKM comme organisation facilitatrice du projet susmentionné.

C’est dans cette optique qu’une formation de quatre jours a eu lieu à l’UNIKIK dont deux jours de théorie et deux jours encore pour des séances pratiques sur terrain. Ladite formation a été assurée par les deux professeurs belges et un Congolais.

«Nous voulons créer à Kikwit ce que nous appelons le système intégré de production agriculture – élevage, c’est-à-dire faire l’élevage des lapins et en même temps faire le jardinage. C’était une occasion propice pour apprendre et comprendre comment élever des lapins avec des méthodes innovantes en intégrant un système agro-écologique au niveau des ménages ; comprendre l’anatomie du lapin et comment utiliser les déchets des lapins dans des jardins», a ajouté Kuyana.

De son côté le président de la FOPAKKM, Blaise Nzwanga, a indiqué que le lapin est prolifique et avantageux.

«Prolifique parce qu’en peu de temps le lapin produit beaucoup. Il contribue ainsi à la sécurité alimentaire et à l’émergence économique des ménages. Le projet est de deux ans. Mais il sera pérennisé. Nous invitons donc les Kikwitois et Kikwitoises à développer l’élevage des lapins comme c’était le cas les années antérieurs», a déclaré Nzwanga.

Les termes de référence du projet SICUP-K renseigne que ces activités se font dans un contexte caractérisé par  des problèmes d’insécurité alimentaire dans la zone; de système de production inadapté; de faible maitrise technique d’élevage; de pauvreté, de malnutrition et de dégradation des sols ; de désorganisation des acteurs de la filière; et de faible productivité agricole.

Le projet permet donc de mettre en place une unité pilote d’élevage ; de renforcer les capacités des techniques d’élevage canicole des bénéficiaires ; de doter les bénéficiaires des moyens de production (équipements d’élevage, géniteurs, intrants d’élevage, de cultures maraichères et de compostage) ; de faire un iinventaire participatif des ressources locales utilisables pour alimenter et soigner les lapins ; de rrenforcer les capacités sur l’itinéraire technique des cultures maraichères, la fertilisation organique et le compostage ; Installer une plateforme de compostage modèle pour l’apprentissage et suivre la qualité du compost des bénéficiaires et de son application au champ ; de renforcer les capacités des ménages bénéficiaires sur la mise en œuvre du système intégré uniculture et potager familial dans une perspective agro écologique ; de mettre en place un système de métayage durable…

Au terme de la formation, le projet a remis à chaque ménage des géniteurs (2 femelles et 1 mâle) ;  un clapier de trois cages ;  trois mangeoires ; trois abreuvoirs ; une boîte à nid ; une bâche et un lot de semences locales.

C’est ainsi que le professeur ordinaire Alphonse Kapumba, recteur de l’UNIKIK,  a invité les bénéficiaires à faire bon usage de ce qu’ils ont reçu pour améliorer la sécurité alimentaire et l’émergence économique des ménages.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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