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RD Congo : La première édition de la journée de l’entrepreneuriat était une réussite à l’Université de Kikwit

Par Badylon Kawanda Bakiman

«De la quête de l’emploi à la création d’opportunités : repenser l’avenir professionnel de l’étudiant congolais» : c’est le thème qui a été au centre de la première édition de la ‘’Journée de l’entrepreneuriat’’ qui s’est déroulé avant-hier dans la grande salle de l’Université de Kikwit (UNIKIK), province du Kwilu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).

Organisée par la faculté des Sciences économiques et de Gestion de cette Alma Mater, cette conférence-débat était une occasion propice pour éveiller les consciences non seulement des étudiants, futures cadres du pays, mais également les consciences de ceux qui demeurent dans la logique de la quête systématique des emplois auprès des autres entreprises au lieu de devenir eux-mêmes créateurs d’emplois.

«Nous devons consolider une conviction d’être en mesure de ne pas vivre sur le banc des touches. Nous pouvons dire, au sortir d’ici, que nous pouvons créer nos entreprises. Il est évident que les formalités de création d’entreprises varient selon des types de ce que l’on veut faire, mais il nous manque la détermination, l’imagination ou le sens de créativité. La plupart de temps nous tombons dans la léthargie pour attendre que les autres fassent pour nous. C’est aussi un canal sûr pour les étudiants de créer des entreprises», a interpelé le professeur ordinaire Alphonse Kapumba, recteur de l’UNIKIK dans son speech.

Il a invité tout le monde, même des étudiants, à aller de l’avant. «Il ne faut plus vivre comme des gens qui croient que c’est l’Etat qui engage», a-t-il martelé.

De son côté, le Chef des travaux Jean-Marc Kitsiaba, vice-doyen chargé de l’enseignement à la faculté des sciences économiques et de gestion, a partagé son expertise sur les enjeux de l’entrepreneuriat en mettant en lumière les opportunités et les mécanismes favorisant la création et le développement des initiatives entrepreneuriales dans notre contexte socio-économique.

«Beaucoup de gens parlent d’entrepreneuriat sans parfois  préciser  le contenu de ce terme qui est multidimensionnel. Chaque fois ; il y a des besoins nouveaux, des faits nouveaux qui interviennent dans ce phénomène», a-t-il déclaré.

Il a mis un accent particulier sur les définitions de l’entrepreneuriat, sur le fait que l’entrepreneuriat a un phénomène multidimensionnel ainsi que sur les raisons d’entreprendre.

Quant à lui, le professeur docteur Crispin Enagogo, spécialiste des questions d’entrepreneuriat, est intervenu par vidéo-conférence depuis le Canada. Il axé son intervention sur ‘’renforcement de la culture entrepreneuriale chez les étudiants’’.

Il a saisi cette occasion pour mettre en évidence l’importance de l’entrepreneuriat familial, académique, institutionnel et socio-économique dans le développement de l’esprit entrepreneurial chez les jeunes ainsi que les mécanismes susceptibles de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération entrepreneurial, créatrice des valeurs.

Le même jour, le professeur docteur Guy José Leta de l’UNIKIK a invité les étudiants à ne pas demeurer collés toujours au modèle salarial.

«Le modèle salarial qui est développé dans la tête des   étudiants  de notre université devient un problème environnemental. Plusieurs étudiants pensent souvent aux sociétés traditionnelles que nous rencontrons, par exemple Vodacom, Airtel, Banques etc. Si l’Université déverse en moyenne  200 étudiants, pensez-vous que chaque année Vodacom, Airtel ou des banques vont toujours embaucher ? C’est un problème qui existe. Le modèle entrepreneurial est le modèle que nous devons proposer et développer», a-t-il expliqué.

Tous les exposés  ont occasionné un débat qui a davantage éveillé les consciences en matière entrepreneuriale.

 

 

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