Par Badylon Kawanda Bakiman
La semaine qui s’est achevée n’était pas du tout repos pour les acteurs de la sous-conférence l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) Kwilu-sud. Une session de formation pour le renforcement des capacités les a retenus, pendant quatre jours, soit du 27 au 30 avril 2026 du matin au soir à l’Université de Kikwit (UNIKIK) dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC).
Initié par la sous-conférence précitée, cet atelier a regroupé près de 100 participants, c’est-à-dire des assistants, des chefs de travaux, des professeurs ainsi que les membres des comités de gestion de différentes institutions. Tout a gravité autour des évaluations et des délibérations comme l’exige le système LMD (Licence, Master et Doctorat) en vigueur en RDC.

Animée par le professeur ordinaire Tshinyama Kadima Ildephonse, coordonateur du Conseil scientifique l’Agence nationale de l’assurance qualité-ESU, cette formation était une occasion propice pour tous les participants afin d’améliorer ce qui devait l’être selon le système LMD.
«C’est dans nos habitudes et cela fait partie du système des enseignements. Il s’agissait, cette fois de renforcer les capacités, car nous avons remarqué, par expérience que nombreux ne maitrisent pas le système LMD. C’est pourquoi il a fallu faire recours à un expert en la matière pour améliorer, mettre à jour et apporter des correctifs», a déclaré, le professeur ordinaire Alphonse Kapumba, recteur de l’UNIKIK et président de la Sous-conférence des institutions de l’ESU Kwilu sud aux termes des assises.

Kapumba a martelé que le système LMD a des règles. Selon lui, beaucoup de gens font ce qu’ils pensent être justes et n’ont pas de cadres normatifs.
« Il faut s’accorder avec la loi pour être juste. Par exemple on faisait des grilles qui n’étaient pas justes, des palmarès mêmement, des évaluations mal faites, des décisions étaient mal prises. C’est pourquoi la plupart des participants ont dit qu’ils vont maintenant faire un travail qui sera homogène et correct », a-t-il ajouté.
Il sied de noter que pendant les quatre jours consécutifs, les échanges ont été fructueux et complémentaires.
De son côté, le professeur ordinaire Tshinyama Kadima, formateur, a insisté sur la nécessité d’appliquer à la lettre et rigoureusement les exigences du système LMD en matière d’évaluation et de délibération.
«Cette remise à niveau était importante pour que les évaluations se fassent conformément aux normes et à la réglementation en vigueur. Les textes existent. Il fallait simplement voir si les pratiques sur terrain sont conformes aux normes. Nous avons saisi cette occasion pour améliorer de manière participative ce qu’il fallait l’être», a-t-il conclu.
L’atelier a été sanctionné par la remise des certificats à tous les participants.















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