Par Badylon Kawanda Bakiman
La République démocratique du Congo (RDC) est de nouveau frappée par l’épidémie d’Ebola. C’est la 17ème fois dans l’histoire du pays. Cette fois-ci la maladie sévit en Ituri (Nord-Kivu) dans l’Est du pays.
Lors d’un point de presse dimanche 17 mai 2026 à Bunia, Samuel Roger Kamba, ministre national de Santé publique a affirmé que plus de 350 cas suspects d’Ebola ont déjà été enregistrés, avec 91 décès probables.
Selon lui, 59 malades d’Ebola sont actuellement pris en charge dans différentes structures sanitaires de Bunia et de Mongwalu, considérés comme les principaux épicentres de cette épidémie.
«Nous avons 59 malades qui sont activement pris en charge actuellement. Au total, nous sommes autour de 350 cas suspects. On se prépare à avoir des centres de traitement sur les trois sites pour pouvoir élargir nos capacités. En termes de décès, 91 décès déclarés mais ça ce sont des décès probables», a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : «Nous avons déjà déployé la riposte et là aujourd’hui nous sommes venus pour compléter ce déploiement de la riposte avec notamment des ressources matérielles mais aussi des ressources humaines du centre d’opérations d’urgence de santé publique. Les sites sont déjà choisis à Rampara et puis à Mongwalu et puis ici à Bunia»
De son côté, le professeur Jean-Jacques Muyembe, virologie. Congolais qui avait fait partie de l’équipe qui a co-découvert le virus Ebola en 1976, a indiqué que la riposte va prendre du temps, mais on va vaincre.
«Ils sont en train de travailler. Maintenant, on va faire la liste linéaire de tous les cas suspects et tracer s’il y a des liens entre ces cas. Nous saurons exactement quelle est l’ampleur du problème. Mais pour le moment, c’est simplement la panique parce qu’on dit que c’est une souche nouvelle. En fait, elle n’est pas si nouvelle que cela. Ce n’est pas la souche la plus meurtrière. La riposte va prendre du temps, mais on va vaincre», a-t-il élucidé.
Sur le même sujet, le Dr Jean Kaseya, un des médecins de la RDC et expert en santé publique, élu directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) en février 2023, a affirmé la souche «Bundibugyo» d’Ebola qui sévit actuellement «n’a aucun vaccin, aucun médicament disponible».
Quant à lui, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après avoir consulté les États parties où l’événement est connu pour se produire actuellement, détermine par la présente que la maladie Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC), mais ne répond pas aux critères d’urgence pandémique, tels que définis dans le RSI.














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